CARNAVALER : CURRICULUM VITAE


Laetitia Angot, Chorégraphe

La danse constitue, pour elle, un mode choisi de connaissance. Formée à la danse classique puis à l’Université Paris VIII en arts du spectacle, Paul Marchal, Jean-Claude Fall, Claude Buchevald, Stanislas Nordey l’initient au théâtre. Serge Tranvouez lui transmet les techniques d’entraînements physiques développées par Didier Georges Gabily et Yves Lorelle du Centre National du Mime sa culture des pratiques rituelles.

Elle entre à l’École du Samovar de Bagnolet en 1999 où elle rencontre Philippe Dormoy, Catherine Dubois, Frédéric Blin et un théâtre physique qui puise au mime Decroux, au masque, au clown et à l’improvisation. Elle affine auprès de Joyce Anderson du Théâtre de Complicité à Londres son rapport au slapstick et à la dramaturgie par le mouvement. Après un travail approfondie et fondamental en danse Butô auprès de Yumi Fujitani, Tetsuro Fukuhara et Ko Murobushi, elle rencontre la danse contemporaine par Suzon Holzer, Cécile Loyer, Raphaëlla Giordano, Jean-Jacques Sanchez, Fabrice Dugied, Nacera Belaza, Lisa Nelson. Ses danses sont apparues dans The Little Match Girl mise en scène par Dan Jemmett crée au Théâtre de la Ville et tournée en Europe durant 5 ans ou dans Seule dans ma Peau d’Âne, mis en scène par Estelle Savasta crée au théâtre de Malakoff, tournée en France et nominé aux Molières. Lazare ou Anne Montfort les ont invitées dans leurs théâtres performatifs.

Au sein de la compagnie L’intestine elle développe deux collaborations marquantes l’une avec le danseur Thomas Chopin (interprète de Nasser Martin Gousset, Karine Pontiès), l’autre avec la chorégraphe Yumi Fujitani (danseuse de Carlotta ikeda et Ko Murobushi). Elle crée et tourne avec eux trois pièces (Festival Mimos, ADAMI, Drac île de France, Espace Tenri, Espace Pierre Cardin-Paris, Festival de Langlade, le Samovar). Elle assure de nombreuses performances au gré des invitations, festivals, bibliothèques, centre régional du livre, écoles, librairies, musées, galeries, rue et partage sa démarche auprès de nombreux publics (artistes professionnels, scolaires, public en alphabétisation, public en difficulté d’insertion) et ce notamment au Théâtre de Draguignan ou encore sur plusieurs saisons pour la scène Nationale de Belfort. Elle y crée notamment « J’AI FAIT DES GESTES » dansée par des habitants issus des cours d’alphabétisations et en échos aux œuvres de Pierre Yves Freund et Blanca Casas Brulet.

Elle développe en parallèle une danse contemporaine personnelle et crée par NOMME au Théâtre de Verre à Paris et REPOS SUCCESSIFS DE SURFACES aux Tanneries à Amill pour la galerie l’Agart, dans le cadre de l’exposition Dé-composition, commissaire Sylvie Turpin, BALLET avec le sculpteur Arnaud Vasseux en 2011 (Théâtre du Granit Scène nationale de Belfort-Festival Nouvelles Danses-Pôle Sud Strasbourg-Péniche Antipode-Théâtre de Verre Paris), PARTIT avec la pianiste Marie Duprat en 2012 (Place des Carmes-Avignon), mais aussi DANSES DE PEU, avec Peter Corser et SE DEFENDRE avec Nicolas Flesh et Lise Marie Barré en 2018.

Ses créations reposent sur l’élaboration des conditions de lisibilité de l’expérience qui forme la danse : ce que le mouvement lève comme affects, comme mémoires et ce qu’il permet d’expérimenter et de partager du rapport à soi et à l’autre. Faisant place aux balbutiements et aux tremblements, elle vise à interroger nos conditionnements. Elle cherche, à travers leur mode de fabrication, à inscrire ses créations dans un geste politique : être engagé, en ouverture, dans le goût du métissage et du bricolage.

Elle développe depuis 2015 et encore actuellement le projet Art-Recherche de La Permanence Chorégraphique Porte de la Chapelle au sein des LAACCs (Laboratoires d’Actions Artistiques et de Création Chorégraphiques) à Paris. https://leslaaccs.wordpress.com/ au sein duquel elle crée des TABLES CHOREGRAPHIQUES, « PREMICES DE NOS PAYSAGES », « PASSIONS format 13 min », « PASSIONS format Glisse », « DANSE RADIO LIVE » et débute en mars 2019 « GESTES
PERENNES » en collaboration avec Quartiers Solidaires et le PEROU PEROU – Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines.

Vincent Poymiro, Scénariste

Après des études de lettres à Bordeaux puis des débuts dans le journalisme et le spectacle vivant, Vincent Poymiro s’oriente, à partir de 1998, vers l’écriture de scénario. Il apprend énormément en regardant travailler les comédiens, notamment burlesques, qu’il produit au théâtre du Samovar à Bagnolet jusqu’en 2003. En 2004, il rencontre Raphael Nadjari et collabore avec lui comme coscénariste sur Tehilim, sélectionné en compétition officielle au 60e festival de Cannes. Ils travaillent actuellement sur plusieurs projets notamment sur le continent nord-américain.

Parallèlement, Vincent Poymiro a collaboré avec des gens aussi différents que Michel Muller, Sébastien Lifshitz et le Saïan Supa Crew. Il a aussi « écrit » pour la danse, le théâtre gestuel et burlesque, et animé des ateliers pédagogiques autour du cinéma en France et à l’étranger. Il écrit en ce moment la saison 3 d’Ainsi soient-ils, série sur l’Eglise catholique qu’il a créée pour Arte avec Bruno Nahon, David Elkaïm et Rodolphe Tissot. Cette série fait l’objet d’une master class Étude de cas d’une série télévisée lors de cette édition du Festival.

Pauline Curnier, Artiste plasticienne

Pauline Curnier Jardin est plasticienne, cinéaste et performeuse et vit et travaille entre Amsterdam et à Berlin. Ses œuvres voyagent à travers des expositions personnelles et collectives, font l’objet de commissions et sont projetées dans diverses institutions à l’international (tels que 1646, La Haye; Cobra Museum of Modern Art, Amsterdam; 57e Biennale de Venise; Tate Modern, Londres; International Film Festival, Rotterdam; Schirn Kunsthalle, Francfort; Performa 15, New York ; Migros Museum of Contemporary Art, Zurich; MIT List Visual Arts Center, Cambridge; Haus der Kulturen der Welt, Berlin; ZKM Museum of Contemporary Art, Karlsruhe) ainsi qu’en France avec La Fondation Cartier pour l’art contemporain, le Palais de Tokyo ou le Centre George Pompidou, Paris. Son travail sera prochainement présenté dans le cadre de MOMENTUM, Biennale à Moss, au Bergen Assembly en Norvège ainsi qu’au Hamburger Bahnhof à Berlin.

Pauline Curnier Jardin a bénéficié d’une résidence à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam entre 2015 et 2016. Elle a remporté le Dutch NN Group Art Award et a été sélectionnée pour le 19e Prix Fondation d’entreprise Ricard pour l’art contemporain. En 2017-2018, elle est tutrice au Dutch Art Institute et professeure invitée à la Kassel Kunsthochschule. Pauline Curnier Jardin fait partie des nommés pour le Preis der Nationalgalerie 2019, le prix récompensant des artistes travaillant en Allemagne. Elle écrit actuellement son premier long-métrage.

Lili Buvat, Danseuse

Formée à la danse jazz, Lili travaille d’abord en tant que danseuse cabaret sur un bateau de croisière. Elle rencontre ensuite la danse contemporaine avec Nathalie Pubellier puis entre à l’école supérieure du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers où elle crée un solo avec de la mousse à raser qu’elle présente au Cabaret Dégenré du Point éphémère et qui interroge les normes de beauté féminine associées à des modèles d’hygiène qui prétendent « libérer » le corps féminin. Au cours de son parcours de danseuse, Lili constate en outre que des enjeux politiques se concentrent autour de son corps : que sa blancheur, sa minceur et sa jeunesse sont souvent valorisées en étant mises au service d’un certain culte de la beauté.


Poussée par la nécessité de se positionner professionnellement en regard des normes sociales, elle suit alors un stage d’écriture et de pratique clownesque ainsi qu’un master en Danse à l’Université de Paris VIII où elle analyse comment des œuvres picturales et scéniques viennent perpétuer ou interroger des normes de beauté féminines occidentales associées à un idéal perçu comme blanc. Ses études la mènent à s’intéresser aux gestes de solidarité politique entre femmes et à la possibilité pour toute personne d’exister pleinement en dehors d’un regard dominant. Lili travaille en parallèle avec des artistes plasticiens, chorégraphes ou
metteurs en scène tels que Antonio Contador, Théo Mercier, Steven Michel, Jean-Jacques Sanchez, Eric Martin ou encore Dominique Boivin.

Patricio Lisboa, Contrebassiste

Contrebassiste, guitariste et compositeur originaire du Chili, Patricio Lisboa a enregistré plus d’une vingtaine de disques en tant qu’interprète, compositeur et arrangeur. Actuellement, il compose pour le trio de jazz Penrose, joue avec Magic Malik, Minino Garay, fait partie du groupe de rock indé-pendant Living Ruins, joue régulièrement avec le compositeur contemporain Diego Aguirre, le oudiste tunisien Abderraouf Ouertani et la chanteuse brésilienne Manu Le Prince et le chanteur franco-portugais SOU.

Il travaille également en tant que performeur avec la danseuse Annabelle Pirlot, la plasticienne Paula Venegas Flores et la Permanence chorégraphique Porte de la Chapelle. Auparavant, il a travaillé en tant que musicien et compositeur pour le théâtre avec le metteur en scène Andrés Pedreros, Ana Maria Izquierdo, Oscar Castro ainsi que pour des pièces chorégraphiques, des performances et des arts multimédias en France et Chili. Il a participé à la création de la sieste musicale.

Nicolas Didier, Percussionniste

Passionné par le jazz et les musiques improvisées, Nicolas plonge dans ce monde après avoir étudié les percussions classiques au conservatoire de Tours ainsi qu’à la « Haute École de Musique de Genève ». Il participe à divers projets, de l’orchestre symphonique à la comédie musicale, en passant par la musique contemporaine (« Ensemble LINKS »).

Peter Corser, Musicien

Depuis 25 ans, Peter Corser a travaillé avec de nombreux groupes de musique, des danseurs, des chanteurs, des musiciens expérimentaux, des slammeurs, des artistes visuels et des troupes de théâtre, à Paris et sur la scène internationale. Il
collabore actuellement avec le projet Le Cri du Caire (avec Abdullah Miniawy, Karsten Hochapfel et la participation de Yom et Erik Truffaz), le projet Move avec Mounir Troudi, le groupe SighFire (SighFire, Das Kapital Records 2018), DCA Compagnie Philippe Decouflé (Nouvelles Pièces Courtes, Wiebo), et en duo avec la danseuse Kaori Ito.

Il collabore également avec la Permanence Choregraphique Porte de la Chapelle, NEW la Comédie Musicale Improvisée et le comédien Mark Jane. Il a aussi collaboré avec, entres autres, Nosfell, Marlène Rostaing, Médéric Collignon, Animaux Vivants, Adjabel, Jörg Müller, Dgiz, Sanseverino, Benjamin Siksou, Speed Caravan, The Blackberry Project avec Emiliano Turi, Vincent Fortemps, Mathieu Desseigne, Or Solomon, Sylvain Kassap, Sherif Sissoko, Diana Hamilton, Max Papeschi, Bi Mousso, The Improfessionals, Trance Masks,, Xavier Roux (Push Push Improbable Records), Birmingham Improvisers Orchestra, Bruce Sherfield, Raul Colllosimo et en solo (Breathing Out, FMR records 2004) et un Masterclass écrit sur le sujet du Souffle Continu (Saxophone Journal USA Nov 2005).

Claire-Monique Scherer, Actrice-danseuse

Elle étudie la danse contemporaine et la musique en Allemagne, le théâtre, la danse et le chant à Paris. A travers ses études et de stages, elle s’est formée auprès de chorégraphes comme Jean Gaudin , Lyz Schlegel, Félix Ruckert ou Daniel Larrieu, et auprès des metteurs en scène Claude Buchvald, Stanislas Nordey , Michèle Kokosowski, Philippe Dormoy, Patrick Haggiag et Jean-Michel Rabeux.

Artiste protéiforme, elle développe sa recherche au croisement de diverses pratiques artistiques. Suite à sa participation dans L’Opérette imaginaire de Valère Novarina, elle a joué dans son Babil des Classes Dangereuses (Cie Les Vifs), et dans La Scène, mise en scène de l’auteur. En 2005, lors d’une résidence à Mains d’Oeuvres, elle crée 2587 gestes jetés à partir du Drame de la vie de Novarina, présenté en 2006 au Festival Novarina au LMP et au Festival de Langlade. Elle tourne avec le Théâtre sans Toit de Pierre Blaise deux spectacles de marionnettes et d’objets.

Elle fonde l’Éternue en avril 2005, une association qui regroupe principalement des acteurs, mais aussi des artistes venant de la danse, de la musique, du cinéma, de l’enseignement ou de l’anthropologie. En parallèle elle joue et danse sous la direction de la metteur en scène Anne Nozière (La petite/Théâtre de la colline-2012) ainsi que de Lazare au théâtre des Abbesses, au festival d’Avignon in et en tournée française. En tant que pédagogue, elle propose
également des cours de théâtre, de langues, et de prise de parole.

Anne-Chloé Le Roy, Danseuse

Interprète, elle fait ses premiers pas en 2009 dans des spectacles de cabaret itinérants (Cie Precious Diamond) avant de se consacrer aux créations contemporaines sur plateau (prochaine création 2021-22 Cie Absolutamente/ M-J Sevari// « Love Circus » solo Danse Ad Lib Cie…), en extérieur avec la permanence chorégraphique (Cie Les Laacs/ L. Angot), à divers formats en collaboration avec les vidéastes C. Tagnon/ YUKAPROD & Sony, et F. Obadia /Ondulatoire Prod.

Pascale Gille, Danseuse

Après un Diplôme en danse classique et contemporaine du conservatoire de Grenoble, Pascale poursuit  sa formation au sein d’EDDC (European Dance Developpement Center) à Arnhem (nl). Elle s’inscrit dans le courant de la Post Modern Dance, et se forme aux nouvelles danses et aux techniques somatiques comme le BMC avec Bonnie Brainbridge Cohen et l’Alexander Technique avec Eva Karczag.

Elle s’intéresse aux procédés artistiques d’Anna Halprin, Simone Forti, Eva Karczag, Julyen Hamilton , Soto Hoffman avec qui elle se forme et elle collabore avec le musicien Barre Phillips. En 96  elle rencontre Nancy Stark Smith et commence à pratiquer  le Contact-improvisation puis en 2012  elle  co-construit un contexte de transmission appelé Jam Colors.

Chloé Kazemzadegan, Danseuse

Chloé est danseuse et chorégraphe, elle a été aussi travailleuse du spectacle.

Née en 1996, elle a été formée depuis toute petite à la danse classique à l’école de danse Monique Servaes à Suresnes. Dans ce cadre, elle est amenée à répéter sous la direction de danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris (Alexandre Carniato, Adrien Couvez, Léonore Baulac, Alexandre Labro…).

Après le bac, elle s’égare en double-licence Droit (Assas Paris II) / Histoire de l’art (Sorbonne Paris IV) et fait un passage furtif en Master Politique et gestion de la Culture en Europe à l’Université Paris 8. Pour trouver la joie qu’elle ne trouve pas dans ses études, elle farfouille plein de façons d’aborder le spectacle, notamment au Festival Off d’Avignon, cinq années d’affilée (standard, billetterie, tractage, accréditations professionnelles et presse).

En 2016, toujours en parallèle de ses études, elle commence à travailler pour Pièces à emporter, association proposant des petites formes de spectacles à domicile dans les quartiers prioritaires parisiens. Elle intègre également l’équipe de La Générale Nord-Est, lieu d’accueil de résidences dans le 11ème arrondissement de Paris. Par ce biais, elle devient membre du Bureau Trois, qui organise deux temps de festivals par an à La Générale.

Grâce à ça, elle se forme sur le tas à la production, la communication, la programmation, la diffusion et surtout au travail sur le territoire et avec le public.

Avec le temps, elle comprend son obsession : créer des surfaces possibles de rencontre entre des univers, des personnes, des endroits qui ne se mélangent pas.

Elle s’occupe ensuite des actions culturelles et des formations à La Nef-Manufacture d’Utopie, lieu de marionnette à Pantin, puis des actions en direction du public au Théâtre L’Echangeur à Bagnolet, lieux où elle tente de travailler dans les bureaux mais en tant qu’artiste. Déjà « travailler sur le territoire » n’est pas un catalogue d’ateliers, mais un geste d’écriture chorale, de chorégraphie. Elle intervient par ailleurs ponctuellement en tant que danseuse pour proposer un travail du mouvement dans le cadre d’ateliers de pratique théâtrale.

Fin 2017, elle crée avec Nicolas Flesch Nuit Cheloue, entité qui a pour vocation d’accompagner leurs projets respectifs et communs. Elle s’occupe alors de l’accompagnement artistique et en diffusion des spectacles Se défendreCortège de têteGilets Jaunes Acte IV-Plein coeur.

Elle crée également Le corps commun n’est pas un cadastre à Bagnolet, projet de cartographie sonore pour lequel elle développe une pratique d’intervention dans la rue.

Elle intègre en 2019 La Permanence Chorégraphique Porte de la Chapelle, où elle travaille d’abord en tant que danseuse, puis collaboratrice artistique de la chorégraphe Laëtitia Angot. C’est de ce travail de chorégraphie si particulière, de danses dehors, avec les habitantes et habitants, que naît l’envie de faire exister et d’expérimenter cette pratique dans le quartier où elle vit.

De cela, donc, et de ses obsessions communes avec Nicolas Flesch, est née en mai 2021 La Grande Mêlée.

Maëlle Dufour, Danseuse

Née en 1990 à Angoulême, Maëlle Dufour s’est passionnée pour la danse, un art qui lui permet d’exprimer toute sa curiosité et son dynamisme. Elle débute en Septembre 1996 à l’Atelier de la danse de Katia Seguin grâce auquel elle participe à des concours régionaux, nationaux et internationaux. A l’âge de seize ans, elle rentre au conservatoire de Bordeaux dans une formation de danse contemporaine. C’est un an plus tard qu’elle décide de s’installer définitivement à Paris pour intégrer L’Académie Internationale de la Danse (AID). Six mois après son entré à l’AID elle intègre la comédie musicale « Cléopâtre, Dernière Reine d’Egypte » chorégraphiée par Kamel Ouali et se produit notamment au Palais des Sports de Paris. Ce qui lui permet de valider sa formation professionnelle à l’AID et d’obtenir un diplôme d’artiste danseur.

Par la suite elle monte un collectif « 5’phoniX » composé de cinq danseurs d’horizons et d’univers variés, et prend l’initiative de le proposer au Festival de Nanterre. Puis elle danse dans « The Path of Pearls » un spectacle chorégraphié par Tatiana Seguin pour le Prince de Bahrein. En 2012 elle fait la rencontre de Romain Rios, chorégraphe et metteur en scène de la Compagnie MAM, ce qui bouleverse radicalement son rapport à la danse. Elle débute au sein de la création « The Emperors » , et poursuit l’expérience en tant que danseuse dans les pièces « Itch » et « Wild Child », avant de s’installer progressivement comme assistante chorégraphe (« Olydnad », « Rise »et « Tatoo »). En 2015, elle obtient le premier rôle dans « Star Cross Lovers » chorégraphié par Yaman Okur et se produit sur scène aux côtés des soeurs Labéque, pianistes de renommée internationale.


Aujourd’hui Maëlle Dufour continue son parcours au sein de la Compagnie MAM. A l’image de ce travail, elle souhaite intégrer et soutenir des projets artistiques reflétant une recherche chorégraphique singulière et un propos engagé.

Anna Gorry, Réalisatrice radio

RapTz acronyme pour “La Rapporteuz d’actions sociales et culturelles”, est une radio associative diffusée sur Internet. Elle propose une programmation variée et éclectique à tout heure de la journée et de la semaine. Avec une rotation régulière de plus de soixante-dix émissions grâce aux contributions de passionné.es venant du monde entier, il y en a pour tous les goûts. Anne Gorry propose former les participants à la pratique radiophonique et journalistique. En questionnant la société, ils participent à la construction de leur projet radio en approfondissant des sujets culturels et artistiques, et surtout le monde qui les entoure…

Ses ateliers varient et s’adaptent aux publics avec lesquels elle travaille. Grâce à son studio mobile, la radio est donc nomade et peut se rendre aux seins de différentes structures et événements (collèges, maisons de quartier, en entreprise, centres sociaux et culturels, festival, fêtes de quartier et autres animations de rue) pour partager, transmetre et émettre. Elle collaborera avec La permanence Chorégraphique Porte de La Chapelle pour les Radio Danse Live et avec le groupe d’adolescents chercheurs de La permanence chorégraphique porte de lA Chapelle #RJPC.anna

Annabelle Pirlot, Danseuse

Annabelle Pirlot est danseuse, elle crée des performances et travaille aussi comme interprète, collaboratrice, pédagogue. Elle s’intéresse à différentes manières d’aborder la danse, en tant qu’art et en tant que pratique sociale, à travers l’écrit, l’improvisation, les rencontres. Elle a réalisé plusieurs performances avec le musicien Patricio Lisboa et la plasticienne Paula Venegas Flores.

Elle travaille régulièrement depuis 2017 pour la Permanence Chorégraphique de Porte de la Chapelle, menée par la chorégraphe Lætitia Angot.

Elle a collaboré en tant qu’artiste chorégraphique avec Sabine Macher, Julie Nioche, Olga Dukhovnaya, Anatoli Vlassov, Luis Corvalan, Shuntaro Yoshida. Son rapport à la danse est fortement marqué par les rencontres avec Lisa Nelson, Simone Forti, Lia Rodrigues et Loïc Touzé , dont elle a régulièrement suivi les enseignements et le travail, ainsi que par les outils du butô et du bodyweather transmis par Ko Murobushi, Sherwood Chen et Gyohei Zaïtsu.

Elle a réalisé une recherche sur l’audiodescription en danse dans le cadre d’un Master à l’Université Paris 8 et publié une chorégraphie à l’écrit, Ressac, dans la revue Funambule.

Guillaume Lepitre, Danseur et comédien

Guillaume Lepitre est danseur à la Permanence Chorégraphique depuis 2019, il a réalisé de nombreuses représentations en compagnie des autres danseur.ses et musicien.nes de la Permanence. Pédagogue et impliqué, il participe à de nombreuses séances de pratique et d’improvisation avec les habitants du 18ème arrondissement.

Il a également travaillé en tant que comédien dans « Sex’Y » à l’Opéra Bastille, ainsi que dans « L’invasion » et « Ping Pong », pièces de théâtre jouées en représentation au festival FITUC à Casablanca en 2019. On l’a également retrouvé dans le clip « On s’habitue à tout » de Renan Luce en 2019.

Nabila Benchourak, Photographe et réalisatrice

Nabila Benchourak est photographe à la Permanence depuis 2020. Membre de l’association et collectif d’artistes Entre4Murs, elle participe aux séances photo et aux tournages, tant pour ses projets personnels que dans une optique d’archivage des activités du quartier. Depuis 2020, elle mène un projet photographique personnel : Individualités, qui rassemble des portraits de personnes qu’elle a rencontrées et avec qui elle a échangé autour de sujets qui ont porté sa réflexion. En 2021, elle a collaboré avec l’Espace Jeunes La Villa pour le tournage d’un clip musical avec l’artiste-interprète Jose, pour le titre Madame Purple (montage en cours).